Share Button

INVESTIR AUTREMENT

Investissement non coté, Private Equity & club deal

Private Equity

> Non-coté, Private Equity : Définition

Le terme de private equity fait référence à l’investissement dans le capital de sociétés non cotées. Les actifs non cotés regroupent plus globalement : le private equity, la dette privée (financement de sociétés non cotées dans le cadre du développement, transmission recomposition du capital), l’immobilier et les infra structures.

> Qu’est ce qu’un Club Deal immobilier ?

Le club deal est un investissement réunissant un nombre limité d’investisseur. Et ces derniers sont réunis au sein d’une société destinée à financer en général un seul bien ou actif immobilier qu’ils n’auraient pas pu acheter seul. Aussi, il peut s’agir d’un immeuble à réhabiliter ou en VEFA, de commerces, de bureaux ou d’un hôtel. En général, les associés apportent 30 à 40% de l’investissement. Puis le solde est financé par emprunt bancaire. Ce levier permet d’accroître la rentabilité de l’opération.

> Qui est concerné par ce type d’investissement ?

Compte tenu du risque en capital et de l’absence de liquidité sur des périodes parfois élevées (8 à 10 ans dans certains cas), ce type de placement ne peut concerner qu’une fraction limitée d’un patrimoine déjà constitué de placements traditionnels (Assurance vie, Actions cotées, Immobilier de jouissance ou d’investissement).

 

Club-Deal-Immobilier

> Pourquoi et en quoi ces produits présentent-ils un intérêt pour les investisseurs ?

Il s’agit d’une vrai diversification pour les clients en recherche de rendement, de décorrélation des marchés financiers et d’actifs tangibles en prise directe avec l’économie. Si la classe d’actif est connue auprès des particuliers grâce aux fonds fiscaux de type FIP ou FCPI, les investisseurs privés sont peu diversifiés sur ce type d‘investissement réservés habituellement aux institutionnels.

Toutefois avec la démocratisation de ce type de fonds et la baisse du seuil d’accès, ces solutions deviennent de plus en plus accessibles aux investisseurs privés. Par ailleurs dans un univers de taux bas, la performance historique du private equity se démarque avec un rendement annuel de 10.8% sur 15 ans contre 7.1% pour le CAC 40 dividendes réinvesties. Cette performance s’établie même à 6.3% sur la période 2008 – 2017 contre 3.2% pour le CAC 40.

> Comment souscrire à ces produits ?

Il est possible de souscrire en direct au capital d’une PME, par le biais de plateformes. Aussi, ces dernières peuvent également proposer un investissement en obligations (ou de fonds gérés par des sociétés spécialisées). L’investissement en infrastructures n’est disponible pour les investisseurs privés qu’au travers de fonds en raison des montants d’investissement.

Dans le cas de fonds il s’agira la plupart du temps de FPCI (Fonds Professionnel de Capital Investissement) ou de FCPR (Fonds Commun de Placement à Risques) et plus rarement de FPS (Fonds Professionnel Spécialisé) ou d’OPCI (Organisme de Placement Collectif en Immobilier).

Cette formule permet de diversifier les risques, le fonds étant constitué de 15 à 20 actifs en général. Mais aussi, de bénéficier d’une fiscalité privilégiée. En contrepartie de la conservation des parts sur une durée minimum de 5 ans. Et la plus-value est exonérée d’impôt (hors prélèvements sociaux) pour les personnes physiques résidentes fiscales en France. Enfin le taux d’IS est réduit pour les personnes morales (holding patrimoniale par exemple).

Certains cabinets en gestion de patrimoine ou family office sélectionnent pour leurs clients des sociétés de gestion reconnues pour leur analyse, accompagnent les clients dans la sélection des fonds en adéquation avec leur profil et assurent le suivi des différentes participations et des appels de fonds le cas échéant.

Avant d'investir consulter un expert en patrimoine

> Sur quels critères doit-on être vigilant avant d’investir ?

Tout d’abord, à sa situation personnelle, disposez-vous de suffisamment d’actifs liquides pour faire face à l’indisponibilité des sommes ? Et êtes-vous prêt à prendre un risque en capital en contre partie d’un rendement potentiel supérieur aux actions cotées ?

Ensuite, la société de gestion, quelle est son historique de performance ? Ou quelle est l’expérience de l’équipe de gestion lorsqu’il s’agit d’une création ?

Enfin le fonds, ai-je bien compris la nature de l’investissement ? Mais aussi ses caractéristiques ? S’agit-il de capital risque ayant pour objet de financer des sociétés en phase d’amorçage (start-ups) ? Ou de capital développement (sociétés rentables en croissance) ? Ou de capital transmission, sociétés matures faisant l’objet d’un LBO dans le cadre de leur croissance ou de leur transmission ?

Mes intérêts sont-ils alignés avec les gérants ? Puis l’équipe de gestion investit-elle son propre argent dans le fonds (au-delà de parts permettant d’accéder à la commission de performance) ?

Comment se répartie la plus-value entre investisseurs et société de gestion ? Et à quelles conditions de performance (rendement prioritaire) ?

En cas d’investissement en direct au capital d’une société, le risque étant plus élevé, il est préférable de conserver suffisamment de liquidités pour diversifier les participations.

En conclusion, nous encourageons la détention de cette classe d’actif pour nos clients en raison de son potentiel de performance. Mais aussi de la diversification qu’elle procure.  En contrepartie, nous les incitons à limiter cette part. Et notamment en fonction de la composition de leur patrimoine en raison de l’absence de liquidités.